Ça bouge encore sur la Colline Parlementaire

•24 août 2011 • Commentaires fermés sur Ça bouge encore sur la Colline Parlementaire

C’est le temps des auditions pour la révision de la loi sur le Mines qui porte maintenant un nom long comme le bras.

Comme l’an dernier, à peu près aux mêmes dates, SISUR est là, face au Parlement, ayant monté, avec les gens de la Coalition pour que le Québec ait Meilleure Mine un camp minier pour bien indiquer au gouvernement que les citoyens de la province en avaient assez du Free Mining, cette approche qui permet à peu près n’importe quoi aux minières quand elles veulent exploiter une mine.


La Coalition a déposé un mémoire(que vous pouvez lire ici, dans un document pdf) en demandant que le Québec puisse prendre le contrôle de ses ressources.

 » Fort de ces constats, la coalition Québec meilleure mine! recommande que le vieux principe du « free mining » soit aboli et remplacé par un encadrement qui permette une véritable protection des citoyens, des collectivités et de l’environnement, tout en permettant au Québec de reprendre le plein contrôle et les pleins bénéfices de l’exploitation de ses ressources minières non renouvelables. »

La Coalition  demande que la loi soit modifiée de façon à:

1) ÉLIMINER LE « FREE MINING » ET PROTÉGER LES CITOYENS

2) Maximiser les bénéfices collectifs tirés des ressources non renouvelables

Ce qui était surprenant, c’était de voir, aux nouvelles, une dame représentant l’industrie minière s’offusquer de ce que les citoyens puisse avoir le droit de s’opposer à ce que l’on creuse dans leur  cour-( des gens qui ne connaissent rien aux mines!!!) avec tout le sérieux du monde.

Alexandre Shields fait un état assez précis des idées qui s’opposent à ces audiences dans son article sur le site du Devoir d’aujourd’hui

Une semaine très active sur la Côte Nord

•16 août 2011 • Commentaires fermés sur Une semaine très active sur la Côte Nord

Devant le Carrefour La Baie, une cinquantaine de personnes, représentant plusieurs organismes de la région et de la Province, manifestent leur désaccord face aux politiques minières des gouvernements concernant l’exploitation minière

À l’intérieur, des ministres, dont monsieur Serge Simard, ministre délégué aux Mines, et des représentants des Ports du Canada qui sont en congrès à Sept-Iles.

Nos amis du regroupement pour la sauvegarde de la grande baie de Sept-Iles qui font directement face à la menace de l’installation d’une mine d’Apatite dans leur cour étaient là.

Ugo Lapointe de la Coalition pour que le Québec ait Meilleure Mine est en tournée sur côte Nord

CentricoiSEs et MauricienNEs pour le déclassement nucléaire (CMDN) sont venus de loin pour se joindre au mouvement de protestation.

Claude Lussier de Minganie sans Uranium est venu lui aussi.

Jacques Gelineau de la Fondation Rivières est aussi venu faire son tour sous la pluie pendant quelques heures.

Et enfin, le député NPD du comté de Manicouagan est venu faire son tour parce que les Ports Nationaux, ça le concerne, c’est de juridiction fédérale.

Finalement, vendredi, Ugo Lapointe, après avoir fait une saucette en Minganie, revenait à Sept-Iles présenter la Coalition pour que le Québec ait Meilleure Mine  expliquer pourquoi il fallait des changements majeurs à la loi sur les mines: Droits abusif des minières qui peuvent  exproprier les gens à leur guise, redevances ridicules à verser pour des ressources non renouvelables, priorité absolue de la loi sur les mines sur les autres lois, dont l’environnement et la gestion des territoires municipaux.

Ugo Lapointe, à L’auberge Le Tangon de Sept-Iles, fait la présentation qu’il avait faite quelques jours auparavant à Aguanish et à Havre St-Pierre

Le projet Matoush, on navigue dans des eaux étranges

•15 août 2011 • Commentaires fermés sur Le projet Matoush, on navigue dans des eaux étranges

5 août 2011

Pendant que Strateco affirme que le dialogue a repris avec les Crees, le représentant du grand chef de la Nation crie, Matthew Coon Come, Abel Bosum, ne mentionne pas l’uranium quand il parle des priorités de la nation Cree(Cyberpresse, 2 août 2011).

Comment comprendre les assertions de Strateco. Simple, pour répondre aux exigences du COFEX(Le Comité Fédéral d’Examen Sud), Strateco affirme tout simplement ce qui semble ne pas avoir existé.

Pas étonnant, Le COFEX qui demandait, entre autres, au promoteur de s’assurer de l’acceptabilité sociale du projet de faire preuve de transparence, transparence qui n’existait pas aux yeux de l’ensemble des participants (De plus, l’appui du public pour ce projet demeure précaire, en particulier en raison des enjeux liés à l’exploitation et à l’utilisation de l’uranium ainsi que du fait que le promoteur n’a peut-être pas fait preuve d’autant de transparence que ne l’auraient voulu l’ensemble des participants.) Une relation de confiance est certainement à bâtir entre le promoteur et les membres la communauté de Mistissini.-page 13)

Difficile de s’y retrouver, Le COFEX note plusieurs lacunes

importantes dans le rapport soumis par Strateco et des informations manquantes dans des domaines importants relevés dans le communiqué de Mine watching Canada.

Le communiqué de Mine Watching Canada n’a malhreusement pas été traduit en français, voici la liste des informations manquantes relevée, selon Mine Watching Canada par le Cofex.

•     Poorly explained rationale of the need for the project
•     Poorly described and selected methods of baseline data collection
•     Inadequate baseline data including wildlife and fish
•     Inadequate consideration of impacts on woodland caribou
•     Lack of a completed water balance
•     Inadequate eco-toxicology assessment
•     Inadequate consideration of cumulative effects
•     Inadequate consideration of traditional activities, culture and    community life of the Cree
•     Lack of consideration for organizational structures integral to Cree society
•     Significant omissions in describing the impacts of increased access to the area
•     Incomplete appraisal of economic benefits
•     Highly speculative estimates for employment potential for local communities
•     Poor consideration of economic opportunities for Cree businesses

En gros, le Cofex accorde à Strateco la permission de poursuivre son exploration à condition qu’elle lui fournisse ces précisions.

La démarche peut sembler logique: inutile de procéder à de nouvelles audiences et d’engager de nouvelles dépenses pour des précisions à apporter.

Ce qui cloche c’est que des informations ‘essentielles’ ne sont pas livrées. Comment le COFEX peut-il prendre une décision sans ces informations?

Deuxièmement, la procédure a ceci de pernicieux que ces assertions qui seront livrées par Stratéco ne pourront plus être discutées en audience, personne ne pourra les contredire, ou poser de questions supplémentaires puis qu’il n’y aura plus d’audiences et que la décision finale du COFEX se prendra entre 4 murs.

Pendant que le drame se poursuit à Fukushima, La CCSN autorise la reprise des opérations à Gentilly 2

•30 juin 2011 • Commentaires fermés sur Pendant que le drame se poursuit à Fukushima, La CCSN autorise la reprise des opérations à Gentilly 2
Un message vidéo sur le net nous parvient d’un exilé français qui demeure près de Fukushima au Japon.
En gros, ce message fait état de la gravité de la tragédie pour les résidents des environs de la centrale nucléaire de Fukushima.
35,000 enfants doivent se rendre à l’école avec un dosimètre sur eux pour calculer le niveau de radiations qu’ils auront ‘bouffé’ pendant la journée. Il explique aussi l’importance du volume des particules radioactives relâchées dans l’atmosphère et dans l’eau, pollution qui se répand encore et pour longtemps puisqu’on n’a pas encore trouvé le moyen d’endiguer les fuites des réacteurs ayant fondu.
En conclusion notre interlocuteur nous fait voir que « les réacteurs nucléaires, c’est le point faible d’un pays »
Ici, malgré les dangers et les avis contraires émis par une foule de regroupements et de spécialistes, notre bienveillant gouvernement conservateur, par le biais de La Commission Canadienne de Sûreté Nucléaire (CCSN), vient d’accorder le renouvellement du permis d’exploitation pour la centrale de Gentilly 2 (article sur Cyberpresse). Il faut dire que ce gouvernement Conservateur est plus bienveillant pour les intérêts de l’Industrie du nucléaire que pour l’ensemble des citoyens qui auront à subir les coût engendrés par la production d’électricité à partir de centrales nucléaires (pour ceux qui ne s’en souviennent pas de la triste aventure de Ontario Hydro, je vous invite à consulter cet article sur Wikipedia). Le communiqué de presse émis par la CCSN est disponible sur son site à cette adresse avec des liens vers de documents complets.
Pendant que le reste du monde tente de se sortir du cauchemar nucléaire, nos gouvernements nous y enlisent pour encore des dizaines d’années, avec risques et déchets non recyclables en prime.

Communiqué du Conseil de la Famille

•22 juin 2011 • Commentaires fermés sur Communiqué du Conseil de la Famille

16 juin 2011 M. Jean Charest,
Premier Ministre de la Province du Québec 

M. Steven Harper,
Premier ministre du Canada

M. ThierryVandal,
Président d’Hydro-Québec

M. Michael Binder
Président de la Commission canadienne de sûreté nucléaire

Objet: Mission de Paix sur le Saint-Laurent, en face de la centrale nucléaire de Gentilly-2, le 26 juin.

Le Conseil de La Famille reconnaît, après avoirrassemblé les informations pertinentes depuis la catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima, au Japon;

Que l’usage de l’énergie nucléaire brise le tissu même de la vie, en divisant ses éléments fondamentaux, les atomes.

– Que le Québec est sujet, périodiquement, à de terribles tremblements de terre; comme selon ce que nous relate Marie Guyard, dite Marie de l’Incarnation, en 1663: ‘‘…l’on commença à découvrir les effets des tremblements de terre, quand ils sont violents; savoir quantité de crevasse sur la terre, de nouveaux torrents, de nouvelles fontaines, de nouvelles collines, où il n’y en avait jamais eu... ».

– Que nous risquons un accident, aux conséquences irréparables.

Que nous produisons d’énormes quantités d’une matière qui demeure toxique pendant plusieurs centaines de milliers d’années, devant laquelle nous sommesimpuissants et qui n’existe pas à l’état naturel sur Terre;

Que nous ne détenons ni la technologie ni le savoir faire pour contenir les radiations.

Que nous maintenons une technologie liée àl’industrie militaire. Pensons aux réacteurs Candu qui ont été vendus à l’Inde et au Pakistan. Ces pays ont maintenant l’arme nucléaire.

Que noushypothéquons nos enfants d’une dette financière injustifiable.

Que nous accumulons des déchets radioactifs et toxiques qui ne peuvent être déplacés pour des décennies et qui plus tard nécessiteront d’être enfouis dans le corps même de notre Mère Terre.

Que nous contaminons unenvironnement dans un secteur sensible qui menace la vie telle que nous la connaissons tout le long du fleuve, depuis Champlain, la Ville de Québec, le golfe du Saint- Laurent, jusqu’aux Îles de la Madeleine.

Le Conseil de La famille demande par conséquent:

La fermeture et le déclassement du réacteur nucléaire Gentilly-2;

L’étude et la mise en place de mesures de sécurité exceptionnelles pour le démantèlement de la Centrale,

La décontamination et la sécurisation du site.

Le Conseil de La Famille et le Conseil Traditionnel Mohawk, dans le respect du Tekeni tehioate ( le wampum à deux voies) seront sur le fleuve, en face de la centrale nucléaire de Gentilly2, le 26 juin 2011, avec des représentants des Professionnel-les de la Santé pour la Survie mondiale, des Artistes pour la Paix, du Mouvement Sortons le Québec du nucléaire, des participants de la Marche pour un Moratoire d’une Génération sur les gaz de schiste et plusieurs autres pour réitérer au Québec et au monde notre désaccord avec toute remise en marche de la centrale nucléaire Gentilly-2.

En Paix et Amitié

Yvan Bombardier
coordonnateur
Conseil de La Famille

Communiqué-Plan Nord sans uranium

•9 mai 2011 • Commentaires fermés sur Communiqué-Plan Nord sans uranium

Sept-Iles le 9 mai 20011

Diffusion immédiate.

SISUR avec la Fondation Rivières. Le comité sur la qualité de l’air et de l’eau de Sept-Iles, le regroupement de citoyens pour la protection de la Grande Baie de Sept-Iles et Minganie sans uranium se mobilisent afin d’exiger du gouvernement certaines actions dans le plan Nord .

Nous croyons tous que le Plan Nord doit se faire sans l’exploration et l’exploitation de l’uranium, minerai énergétique qui laisserait sur nos territoires des millions de tonnes de résidus radioactifs. Ces résidus à longue durée seraient un fardeau pour nous et les générations futures.

La Fondation Rivières croit que le fleuve Saint Laurent doit être considérer comme un bassin versant dont nous devons protéger la qualité de l’eau. Fleuve qui supporte une industrie de la pêche dont les revenus se compte en centaines de millions de dollars.

Selon Jacques Gélineau les apports en sédiments en nutriments et oxygène sont primordiaux en regard de la production hydro-électrique.

Pour monsieur Denis Bouchard, du comité sur la qualité de l’air et de l’eau de Sept-Iles, il est primordial que dans ce nouveau projet industriel l’on tienne en compte la totalité des émissions de contaminants des industries déjà en place et non seulement de ceux de chacun des projets dans l’étude d’impact.

Les nouveaux projets exerceront une pression supplémentaire sur les citoyens et les infrastructures existantes de la Ville de Sept-Iles.

Pour madame Lise Gagnon de la protection de la Grande Baie de Sept-Iles, il est essentiel que le Plan Nord applique le principe de développement durable aussi à l’étape d’exploration.

Les citoyens doivent être consultés dès le début des projets.

Comme beaucoup d’organismes régionaux du nord nous désirons faire partie d’une vraie consultation avant de voir

près de deux milliards de nos taxes et impôts être dépensés pour des travaux qui serviront à extraire la richesse à tous.

En conclusion, nous croyons que le gouvernement et le premier ministre Jean Charest, en pleine campagne de sensibilisation auprès de la grande industrie, doit imposer le respect des richesses collectives par des redevances dignes, des lois de protection de l’environnement musclées, une loi sur les mines modernisée, agir dans le respect des générations futures, du territoire et de ses habitants.

SISUR devant la Commission Canadienne de Sûreté Nucléaire

•12 avril 2011 • Commentaires fermés sur SISUR devant la Commission Canadienne de Sûreté Nucléaire

Le 13 avril 2011, à Bécancour, Sept-Îles sans Uranium fait ses représentations orales devant la Commission Canadienne de Sûreté Nucléaire concernant le redémarrage de la centrale Nucléaire de Gentilly II.  Bien sûr, Sept-Îles sans Uranium s’oppose à la réfection et au redémarrage de la centrale, tant pour des raisons d’ordre économique qu’à cause des dangers que représente l’opération d’un réacteur nucléaire.

L’adresse écrite envoyé à la Commission le mois dernier se terminait par les paragraphes suivants:

« Le principe de précaution doit être celui qui guide nos choix de sociétés.

10 novembre 1958

Albert Einstein

…L’homme et sa sécurité doivent constituer la première préoccupation de toute aventure technologique…

Je vous remercie d’avance des mesures que vous poserez en regard de ces préoccupations précédemment énoncées.

Je demande donc à la Commission de sûreté nucléaire de bien vouloir considérer le seul choix qui est celui du déclassement de la centrale Gentilly 2 et son démantèlement.

Veuillez recevoir mes salutations citoyennes. »

Plusieurs  autres organismes citoyens feront aussi des représentions dans le même sens en espérant que la Commission se rende à leurs arguments.